FCM Travel Solutions participe à l'événement "Future of Business Travel"

Media Releases 24 May 2016
L’un des temps forts du Future of Business Travel, premier évènement rassemblant acteurs de l’économie numérique et du voyage d’affaires organisé par TOM, a été la table ronde intitulée « Innovation : que peut-on attendre du voyage d’affaires ? ». La première question posée par Guillaume Poulain, rédacteur en chef de TOM, a été pour Anna Pires, Responsable adjointe de la filière achats à l’international du Groupe Société Générale et voyageuse d’affaires, à propos des outils qui pourraient lui manquer lors de ses déplacements. Ce qu’elle aimerait, c’est une application qui agrégerait toutes celles dont elle a besoin. Une idée reprise par Ronan Morice, Vice-Président de GBTA France et Deputy Sourcing Director du Groupe Société Générale : « Un unique point d’entrée, ça serait le rêve ». Dans une logique de simplicité, la notion d’agrégation est très importante.  Selon lui, il faudrait aussi pouvoir compenser les moments où les travel managers ne sont pas disponibles, notamment avec de l’intelligence artificielle qui va permettre de répondre à des questions relativement simples et récurrentes, notamment via des chatbots, petits robot logiciels.
 
Selon Guillaume Debomy, Director, Consulting & Account management chez FCM Travel Solutions France, l’accompagnement du voyageur doit dans tous les cas passer par le mobile. Il devrait permettre de faire son check-in, de réserver une table au restaurant ou de recevoir des notifications lorsque son vol est retardé. « Les notifications en temps réel, c’est vraiment ce qu’il  nous manque », a confirmé Anna Pires.
 

De l’accès difficile aux données des voyageurs

« Je pense que le vrai problème c’est que les entreprises du business travel font de l’outsourcing », a déclaré William El Kaim, Consultant en innovation technologique et architecture NTIC et également ancien Marketing Technology Director chez Carlson Wagonlit. Elles n’ont pas accès aux informations relatives à leurs voyageurs, comme leurs préférences de voyage, car ils sont les seuls propriétaires de leurs données. « Pourquoi alors ne donnent-ils pas leurs données à certaines sociétés pour plus de personnalisation ? », a questionné Guillaume Poulain. Tout simplement parce que, dans certains cas, l’entreprise est tout de même co-propriétaire.  Compliqué. « Les nombreuses règles dans le secteur rendent les choses bien plus difficiles que ce que l’on croit», a continué William El Kaim.
 

Ceux qui acceptent l’open booking et les autres

Au fil des discussions sur l’expérience des voyageurs d’affaires et la personnalisation qui pouvait leur être apportée, William El Kaim a ensuite émis l’idée que le secteur était scindé en deux : « Il y a les entreprises à l’écoute des collaborateurs qui proposent de l’open booking et les autres ». Une position nuancée par Ronan Morice. Selon lui, il y a actuellement une vague de nouvelles solutions et une certaine envie de s’ouvrir aux nouveaux entrants. C’est le cas chez la Société Générale par exemple. Pourtant, l’open booking n’est pas adapté à tous les voyageurs. Airbnb est pratique pour un voyage en équipe par exemple ou lors de plus longs séjours. Mais il ne l’est pas pour un dirigeant. « Certains voyageurs reconnaissent eux-mêmes qu’Airbnb ou Blablacar ne sont pas toujours adaptés », a-t-il ajouté. Une question de génération ? Pas forcément, selon Ronan Morice, tout dépend de la manière de voyager.
 

« Le moins de contraintes possible »

Le rédacteur en chef de TOM a ensuite demandé à Anna Pires son avis en tant que voyageuse d’affaires sur les technologies présentées précédemment dans la matinée : l’outil de prédiction FLYR ou encore l’application tout-en-un Boobuz. « J’ai beaucoup aimé l’application Boobuz car elle me fait penser à Citymapper, que j’utilise régulièrement. Pour ce qui est de FLYR, je ne sais pas si je l’utiliserais. Lors de ma réservation, je veux que ce soit simple, je ne veux pas de clics en plus. Je serais plus intéressée par un outil qui me dirait de partir la veille ou le lendemain si cela me permet de faire des économies », a-t-elle expliqué.
 
La table ronde s’est ensuite terminée sur quelques mots des participants à la question « Qu’est ce que devrait apporter le business travel dans deux ans » formulée par Guillaume Poulain. Pour Guillaume Debomy : «  Il faudra plus de services pour soulager le voyageur, notamment grâce à la mobilité ». Pour Anna Pires « Il faudra des outils rapides, plus personnalisés et présentant le moins de contraintes possibles ». Enfin, William El Kaim a insisté sur la disponibilité : « Les chatbots c’est bien, mais ils ne seront d’aucune aide lorsqu’un voyageur se retrouve sans solution après l’annulation de son vol ». Les technologies devraient donc à terme permettre de régler les problèmes, même les plus complexes.
 
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